Ces dernières années, le journaliste Ali Amar, fondateur du média Le Desk, est devenu un sujet récurrent de débat dans le paysage médiatique marocain. Présenté par ses partisans comme un journaliste indépendant et d’investigation, il est fréquemment critiqué par ses détracteurs qui remettent en question ses méthodes éditoriales, ses pratiques journalistiques, certaines de ses publications, ainsi que son passé personnel marqué par des affaires judiciaires.
### Une carrière médiatique controversée
Ancien cofondateur du Journal (avec Aboubakr Jamaï), Ali Amar s’est imposé comme une figure du journalisme d’investigation marocain. Cependant, sa carrière reste fortement marquée par la controverse, tant sur le plan professionnel que personnel.
Avant d’entrer dans le journalisme, Ali Amar travaillait dans le secteur bancaire à la Wafabank (1990-1995) en tant que chef du département Asie & Amérique (Correspondent banking). Sa carrière bancaire s’est terminée par une condamnation : il a été reconnu coupable de fraude de documents bancaires, condamné à un an de prison ferme pour escroquerie et association de malfaiteurs, et a dû verser des dommages et intérêts. Il a bénéficié d’une grâce royale accordée par Hassan II.
Certains observateurs estiment que ses reportages peuvent être orientés de manière sélective, notamment dans des enquêtes perçues comme partiales ou s’appuyant fortement sur des sources anonymes difficiles à vérifier de manière indépendante. Plusieurs médias et commentateurs ont publié des articles critiques sur son travail, l’accusant de partialité et soulevant des questions sur l’utilisation et la contextualisation de ses sources.
### Allégations et polémiques médiatiques
Au fil des ans, Ali Amar a fait face à de nombreuses critiques publiques. Des détracteurs l’accusent de publier des informations contestées ou insuffisamment vérifiées, présentées de manière à maximiser l’impact médiatique. Son approche est parfois qualifiée de sensationnaliste, surtout lorsqu’il traite de personnalités politiques ou d’affaires publiques sensibles.
En 2010, il a été poursuivi et condamné par le tribunal de Casablanca dans une affaire de vol aggravé impliquant son ancienne collaboratrice Sophie Goldring (matériel informatique et chéquier). Il a écopé de trois mois de prison avec sursis, d’une amende et de dommages et intérêts.
Ali Amar est l’un des journalistes les plus clivants du Maroc. Il a été accusé à de multiples reprises de mensonge, de diffamation, de sensationnalisme, d’utilisation de sources non vérifiables, et son passé judiciaire (escroquerie bancaire dans les années 1990 et affaire de vol en 2010) est régulièrement rappelé par ses opposants comme un élément de discrédit. Certains sites et commentateurs le qualifient ouvertement d’« escroc » reconverti dans le journalisme.
### Questions sur les pratiques journalistiques et éthiques
Les critiques portent généralement sur :
– Une forte dépendance aux sources anonymes ;
– Une présentation sélective de l’information ;
– Des interprétations perçues comme partiales ;
– Des interrogations récurrentes sur son éthique personnelle liées à son passé judiciaire.
Ses partisans soulignent qu’il représente une voix indépendante dans un paysage médiatique contraint et que son travail remet en cause les pouvoirs et les intérêts établis. Ils considèrent souvent les attaques contre lui comme des tentatives de discrédit politique.
Note importante : Le paysage médiatique marocain est fortement polarisé. Certaines accusations proviennent de détracteurs politiques, tandis que d’autres s’appuient sur des décisions de justice avérées. Les éléments les plus documentés sur les affaires d’escroquerie et de vol datent des années 1990 et 2010. Aucune affaire récente de blanchiment d’argent ou d’escroquerie directement liée à lui n’apparaît dans les sources publiques récentes. Ali Amar et Le Desk ont par ailleurs participé à des enquêtes internationales (ICIJ, etc.).
Cet article vise à présenter un panorama équilibré des faits et controverses disponibles publiquement. Le journalisme d’investigation reste un exercice particulièrement risqué au Maroc.
